Aviation Illustrée
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 ANALYSE d'une PROGRESSION

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jean-jacques petit
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jean-jacques petit
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MessageSujet: admirables   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyDim 7 Mar - 20:09

C'est vrai que c'est un métier de fous, mais ces marins sont admirables, pour avoir passé quelques heures avec eux, sur un PA en mer!

Le prochain post devrait être consacré à un hélicoptère de la marine... britannique, mon préféré!
jj
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dilou27
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyLun 8 Mar - 22:36

De toutes les œuvres que tu nous a montrées jusque là, je crois que ce tableau est mon préféré.
Tout me plaît : la compo, le ciel, l'attitude de l'avion, l'angle de vue ... et la mer !

J'admire sincèrement ceux (peintres de marine ou autres) qui sont capables de la représenter avec un tel degré de crédibilité.

Là je ne peux dire que Bravo ! clap!

Gilles.
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MessageSujet: Corsaire et pirates   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMar 9 Mar - 0:54

Bonsoir Dilou27,

Merci pour le compliment mais mon préféré (j'en ai en fait trois à ce jour) a déjà été posté, le second, ce sera le prochain post et le troisième, plus tard.

Pour le Corsair, je pensais arriver à mieux... mais on dit que "le mieux est l'ennemi du bien!" violent
JJ
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Jü


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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMar 9 Mar - 14:42

Poser un avion sur un pont n'est pas que question d’expérience mais surtout de procédure.
L'officier d'appontage (que je ne crois pas voir sur le PA de JJP) guide le pilote par signaux visuels surnommé "le miroir aux alouettes" qui par un code lumineux pour lui indiquer si sa vitesse, son incidence et son altitude sont corrects. Al'époque cela se faisait à l'aide de fanions que l'officier d’appontage agitait !
Durant sa dernière phase d'approche, le pilote ne regarde plus que le miroir (et aussi les 3 lampes situées sur son tableau de bord, le BIP indicateur d'incidence).

Pour la petite histoire et pour ceux qui ne le savent pas, les avions à hélices type Corsair, Hellcat etc, adoptaient un circuit d'approche quasi perpendiculaire au PA et s'alignaient au dernier moment. Cela s'expliquait par le fait que la visibilité vers l'avant était tellement mauvaise qu'il fallait garder le visuel du pont le plus longtemps possible.

Autre point, le toucher des roues se fait gaz à fond en cas de nécessité de devoir repartir aussi sec. En revanche je ne sais pas si c'était le cas avec les avions à hélice énormément sujet à l'effet de couple.
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MessageSujet: Corsaire et pirates   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMar 9 Mar - 17:52

Les explications de Jü sont les bienvenues... En ce qui me concerne (le peintre), vu la situation et l'éloignement du PA, j'ai pris l'option de ne pas représenter l'officier d'appontage et ses raquettes car bien trop loin.

Pour ce qui est de "l'approche perpendiculaire", j'ai représenté la patrouille de Corsair arrivant en haut par la droite du PA (tribord, je crois) pour montrer que c'était le début de "l'hippodrome", procédure qui se termine effectivement par une approche en fin de virage à gauche vers la finale d'appontage.

En tant qu'ancien contrôleur d'aérodrome, nous avions, la plupart du temps, deux circuits: l'un pour les conventionnels (hélices) et l'autre pour les réacteurs, à l'opposé l'un de l'autre (nord et sud piste), en raison de leurs vitesses.

Pour Mont de Marsan, par exemple, le nord de la piste servait aux réacteurs et le sud, aux conventionnels. "L'hippodrome" de ces derniers (vent-arrière, étape de base et dernier virage), entourait la ville de MdM au plus près, et le dernier virage se déroulait au-dessus du quartier le plus à l'Est de la ville, à la perpendiculaire de la rampe d'approche, de manière à s'aligner quasiment sur le POR, le toucher des roues (seuil de piste) se trouvant alors à 300 mètres devant l'avion. Vu les vitesses en finale (une centaine de nœuds), ça ne posait pas problème.

"L'hippodrome" des réacteurs, standard, se déroulait, en "vent arrière", parallèle à la piste (2 à trois kilomètres selon le badin) et le début de "l'étape de base" (ou plutôt "dernier virage") commençait après avoir dépassé le seuil de piste que l'on voyait sur la droite. On virait alors jusqu'à retrouver le seuil de piste en face de soi et, si tout se passait bien, on se trouvait alors au-dessus de la rampe d'approche, à environ 1 kilomètre de l'entrée de piste. Il n'y avait qu'à se laisser filer en travaillant les gaz pour un toucher des roues sur les bandes blanches marquant le seuil et on avait plus de trois kilomètres de piste devant pour ralentir et annoncer "vitesse contrôlée"!
Sur porte-avions, évidemment, on touche des roues plein gaz au cas où on n'accroche pas les brins, de manière à avoir du badin pour refaire immédiatement un circuit.
Pour terminer, je précise que la procédure est la base du travail aéronautique (pilotes et contrôleurs) et s'en affranchir, en général, ne se termine pas très bien. L'expérience permet la maîtrise de son art et, comme le stipule la "Sécurité des Vols": l"'excès de confiance tue!". Ou, comme disaient les pilotes d'expérience, "il n'y a pas de bons pilotes, il n'y a que de vieux pilotes!"

Enfin, pour terminer, l'atterrissage à l’ancienne s'appelle le "pell-off": arrivée plein badin dans l'axe de piste, montée en chandelle au passage de l'entrée de piste, sortie du train en somment de boucle et arrondi en réduisant les gaz puis atterrissage en fin de boucle. La procédure, après-guerre, imposa le "peel-off" à l'horizontale, appelé "break", plus sécurisant pour tout le monde et moins générateur d'accidents par inexpérience.
Mais, évidemment, tout est sujet à discussion...
JJ
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patrick15
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMar 9 Mar - 21:21

regardes ça si tu peux https://www.facebook.com/anais.savard/videos/1520544681467347

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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMar 9 Mar - 21:53

Le E2 est un bimoteur moderne, lourd et puissant avec des caractéristiques d'appontage complètement différentes du Corsair. On voit bien que ça va vite sur ce film (dans les 120 kts, je pense) et que ça ne bouge pas trop. Pour peu que le guidage soit partiellement automatique...
Nous les avons eu plusieurs semaines en évaluation à MdM, en deux séjours (1981, je crois).
JJ
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptySam 13 Mar - 0:18

ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 Dessin13


Bonjour à tous,

Le cinquante-quatrième dessin que je propose est daté du 2 mai 2004 (dessin n° 4843 – 674ème tableau), dont la genèse est assez amusante, tout au moins en ce qui me concerne !
En effet, à l’époque, j’étais plutôt un « bleu » en informatique et je passais du temps à saisir plein de doc « aviation » avec mon clavier. Un moment donné, j’ai senti que la « bête » allait lâcher (l’instinct) et, ne voulant pas perdre un travail que j’estimais précieux, j’ai jeté mon dévolu sur l’écriture de l’histoire du Westland Wessex. Ça allait m’occuper et si l’ordi lâchait, ça n’était pas si important que ça.
Je me suis mis au travail sur ce sujet méconnu pour moi, fouillant dans ma doc, écrivant à des correspondants, cherchant des informations ici et là et au bout de plusieurs semaines, le boulot était terminé, listing de la vie de chaque machine compris. Alors que j’écrivais le mot « fin », le PC m’a lâché et bien lâché !
J’ai fait changer la carte mère et diverses autres babioles et équipements. Et mon ordi a été remis à neuf quelques jours plus tard, pour une somme dérisoire en comparaison avec un ordi neuf.

Entretemps, je m’étais dit que j’allais peindre une couverture pour ce bouquin car l’hélico, par son histoire, m’avait vraiment tapé dans l’œil… sans m’empêcher d’y voir clair ! Une couverture de boîte de maquette Matchbox du Wessex, due au pinceau de Roy Huxley (un des meilleurs, de mon point de vue, Keith Ferris tenant le top), m’impressionnait depuis longtemps. Je me suis mis au défi de la prendre pour modèle pour ma couv’ et de réaliser le travail à l’ancienne : entièrement au pinceau ! En effet, me servant régulièrement de l’aérographe, je me demandais alors si j’étais encore capable de peindre…

Et j’avoue que j’ai dû transpirer pour retrouver le savoir-faire !

« Balade en Malaisie: »

- La mise en scène:
Je ne me suis pas cassé la tête pour le modèle : j’ai pris celui de la boîte (une reproduction sur un catalogue Matchbox). Je n’ai changé que la lettre de l’avion « P » au lieu de « N ».

-Représentation du sujet:
Comme c’était un défi que je me suis posé (réapprendre à peindre, en fait), je n’ai rien changé au modèle, afin de retrouver les bases du travail au pinceau en suivant le modèle. Donc, le Wessex se trouvait en vol BA, longeant la côte, avec, au sol, quelques arbres et, au loin, le porte-avion et son escorte.

-travail artistique :
Le support choisi était du papier épais pour un travail à l’eau et dont la surface était suffisamment lisse pour permettre un reproduction sans que le grain du papier ne gêne… car il était au format A4 pour pouvoir le scanner tel quel. L’autre part du défi était aussi ce format que je n’employais quasiment jamais depuis mon adolescence !
J’ai commencé à peindre le décor ciel et mer, assez simple, au pinceau moyen et fin. Les nuages ne m’ont pas posés de problèmes car je les faisais habituellement de la même manière sur les autres tableaux. Le tout était d’avoir les bonnes teintes au départ, soit plutôt pastel.
Lorsque tout le décor ambiant a été terminé et, surtout, que ça convenait à ce que j’avais en tête et conforme au modèle, j’ai arrêté le travail comme je le faisais habituellement, afin de n’avoir que la mise en place de l’hélico le lendemain.
J’ai dessiné mon Wessex sur un calque en retouchant ce qu’il y avait à retoucher, les proportions surtout. Lorsque je total a été bouclé, j’ai arrêté et attendu le lendemain pour reprendre le tableau.
Le lendemain, donc, j’ai placé le calque où je pensais que c’était le mieux et j’ai commencé à graver le Wessex avec un stylo pointe fine, comme le pratiquais habituellement. En effet, quand j’étais bien plus jeune (je ne suis pas né vieux !), je dessinais le modèle au crayon… qui était recouvert par la peinture ensuite. Ce qui ne faisait pas mon affaire, car je perdais mes repères.
Graver à travers un calque m’est venu par hasard (je suis dessinateur industriel de formation et habitué à travailler sur calque). Lorsqu’on peint, les détails gravés sont toujours visibles et c’est bien pratique, à mon avis !
Donc, une fois gravé, j’ai commencé à peindre. D’abord la queue plus sombre que l’avant de la machine qui était, elle dans la lumière en raison de la position choisie du soleil. Je l’ai peint entièrement sable car, par expérience, je trouvais cette méthode plus facile de rajouter les teintes foncées ensuite, sans avoir à me casser la tête pour pinailler les raccords ombres-lumières. Le plus embêtant a été de trouver les teintes pour la cabine, entre l’intérieur et la transparence. Sachant qu’ensuite, je devais mettre un peu de luminosité sur le plexi.
Ceci fait, j’ai rajouté les montants. Comme le total me semblait correct, j’ai attaqué la personnalisation : cocarde, inscriptions etc. Ceci fait, je suis passé aux détails de la machine proprement dite : antennes, tuyère d’échappement, roues etc. Je me gardais le « meilleur » pour la fin : les hélices ! L’entreprise étant délicate, je préférais que l’hélico soit quasiment terminé pour éviter un loupé qui m’aurait encouragé à tout balancer par dessus bord ! Ça me permettrait de bien doser les teintes et leur densité.
Me souvenant de conseils d’un certain Francis Bergèse, bon ami depuis bien avant Buck Danny, je me suis attelé au rotor de queue car en arrière plan du rotor principal en étant très précautionneux quant aux teintes des pales : pas trop foncées, pas trop claires… Lorsque j’ai été satisfait, je suis passé au « morceau de choix » : le rotor principal ! Vu qu’il était en mouvement, tout se trouvait dans la suggestion, les points clairs et foncés ne devaient que suggérer plutôt que de montrer. Sachant que si je passais du temps sur ce rotor, cela voudrait dire que j’avais loupé quelque chose, j’ai bien mémorisé le modèle, les teintes que je devais choisir et comment les appliquer, de manière à ce que ce soit rapide… preuve de maîtrise. En une dizaine de minutes (environ), l’affaire était pliée.
Ensuite, me restait la finition. Je me suis servi d’un stylo noir (celui dont l’encre devient grise en séchant) et d’un crayon papier pointe dure pour les détails vers la queue… Au final, tout était cohérent et plus ou moins conforme au modèle. Je l’ai donc déclaré « fini » !

-Mes remarques au sujet de ce travail, sont les suivantes :
- L’ensemble me semblait tenir la comparaison avec mon modèle, sachant que celui-ci était une impression « encre » et non « peinture ».
- Je trouve que ma préparation « psychologique » puis ma prudence dans le travail m’ont évité le pire sur ce sujet que je traitais peu, voire pas.
- Le bémol concerne la cabine. En effet, j’ai l’habitude de « détailler » les premiers plans afin d’attirer l’œil et éviter que le regard se pose sur ce qui n’est pas « réussi ». Là, je trouve que la cabine aurait méritée plus d’attention, de même qu’un reflet de lumière plus marqué, en conformité avec l’intensité du reflet sur le nez.

En conclusion, au final le tableau me plait toujours, au point que je l’ai fait encadrer et qu’il est sur le mur, pas loin de mon regard. Et je compte m’en inspirer pour un autre tableau qui devrait servir de couverture pour un « très futur » bouquin consacré aux H-34 français (et HSS-1).

JJ
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptySam 13 Mar - 18:32

il est magnifique ce tableau!


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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyDim 14 Mar - 14:21

Je rejoins Patrick ! thumright

Ce que j'aime dans ce tableau, entre autres, c'est l'harmonie chromatique. Le "kaki-sable" du camouflage assure le contraste avec le bleu du fond, pendant que le vert fait le "lien" avec la forêt en dessous.
Bien joué !
clap!

Gilles.
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyDim 14 Mar - 15:04

Effectivement, la remarque est juste. "Avant", je peignais plutôt avec des couleurs basiques, c'est à dire crues. Puis, ces dernières années pour certains travaux (commandes particulières, maisons d'édition etc.) je me suis retrouvé coincé lorsque cela impliquait plusieurs sujets à représenter et j'ai dû établir une hiérarchisation de ceux-ci.

Cette hiérarchisation ne pouvait se faire, à mon avis qu'en diminuant intensité de la couleur, vu que j'étais déjà au taquet. Je me suis mis à observer les paysages et j'ai adopté ce que je voyais à mes tableaux: plus on s'éloigne en distance, plus le paysage est noyé dans les gris-mauve. C'était évident de puis la nuit des temps mais je n'avais pas fait vraiment attention. Je n'ai jamais suivi de cours de dessin/peinture.

Donc, depuis, je travaille mes densités de couleurs en cherchant une harmonisation des teintes de manière à ce que tout soit lisible tout en respectant la profondeur de champ.

Il y a quelques mois, j'ai travaillé ça sur une scène de nuit (ce sera posté en temps et en heure) mais je ne pense pas être arrivé à un bon résultat.

En tout cas, merci pour la remarque qui va dans le sens de mon travail et prouve que je progresse, comme l'annonce le titre de ce post! violon

JJ
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyLun 15 Mar - 10:24

la scène de nuit c'est la plus difficile à réaliser.

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MessageSujet: nuit   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyLun 15 Mar - 12:20

Patrick, tu pourras en juger au moment du post. Il y a une ou deux dizaines d'années, j'ai peint une fresque de 6 mètres sur 2,5 mètres dans le hall d'entrée de l'Escadron Chasse de la BA 118.

La demande était simple: "tous les avions de l'armée de l'Air en mission d'assaut de nuit". J'avais choisi une attaque de la BA 118 car ça me permettait de mettre les Pyrénées en arrière-plan. J'ai dû mettre un peu plus de 45 heures pour faire ça (je me suis chronométré pour "savoir"). Personnellement, j'ai été satisfait de m'en être sorti (ça devait être ma 5e ou 6e fresque du genre) mais le résultat ne me satisfaisait pas trop.

Je crois qu'aujourd'hui, la fresque est un peu "défraîchie" en raison du passage, de la négligence du personnel et du fait que personne ne respecte plus rien, comme l'on dit. L'armée est désormais le reflet de la société, à ce niveau.

Mais bon, c'est la vie... affraid
JJ
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptySam 20 Mar - 18:11

ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 55_des10


Bonjour à tous,

Le cinquante-cinquième dessin que je propose est daté du 23 février 2010 (dessin n° 5099 – 774ème tableau), qui s’inscrit dans une série de 44 tableaux commandés par les Ėditions Atlas: celui-ci est le 30e.

« Le vent du boulet: »

- La mise en scène:
Je crois que ça doit être la première fois que je représentais un B-52 après avoir eu quelques projets à son sujet. Atlas m’avait demandé un B-52H, celui que j’aime le moins (je préfère les B-52D, ceux du Vietnam) et je n’avais pas spécialement d’idée pour le représenter.
Toutefois, je me suis dit que de le situer en mission nocturne serait pas mal, notamment pour le représenter tiré par un SAM : les interprétations des éclairages divers (lune, combustion de la flamme de la fusée) serait intéressant.

-Représentation du sujet:
Je ne sais pas si les B-52 ont été effectivement tirés par des SAM pendant la guerre du Golfe de 1991 et ça n’était pas trop le sujet. Mais si le dessin avait été « historique », j’aurais effectué les recherches nécessaires car j’avais de bons contacts à l’époque pour certifier (ou non) la chose.

-travail artistique :
Le support choisi était du papier 180g pour un travail à l’acrylique (peinture pour les murs intérieurs AVI 3000 ou autre marque)… J’ai donc commencé par le fond, comme à mon habitude, ayant quasiment déterminé la position du B-52 (il faut dire que les angles qui lui sont favorables ne sont pas légion). La couleur de fond était un bleu-nuit assez foncé, normal pour la nuit.
Une fois terminé et bien sec, j’ai utilisé l’aérographe pour représenter les strato-cumulus moutonneux (je n’ai pas vérifié si cela était possible à cette altitude… mais j’avais gardé les cours météo distribués à l’ENAC lors de mon stage de contrôleur si j’avais eu besoin d’authenticité). Je trouvais en effet que ces moutons étaient intéressants pour un tableau.
J’ai utilisé deux teintes pour cela : une « sombre » et une « claire ». La teinte sombre a été passée la première, relativement diluée sur les bords du tableau puis la claire, plus dense au centre où j’avais décidé de positionner la lune, toutefois cachée par le B-52. J’ai bien fait attention de ne pas aller dans l’excès de représentation des nuages car « le mieux est l’ennemi du bien ». Donc, satisfait à un moment donné, j’ai arrêté.
Ensuite, je me suis attaché à déterminer définitivement la représentation du B-52H, ce qui a été rapidement fait car j’en avais quelques-uns dans ma bibliothèque de projets de tableaux. Comme ce B-52 était peint relativement sombre et représenté de nuit, la représentation du camouflage allait être relativement symbolique ! Et puis, vu le nombre de tableaux à réaliser, je ne pouvais pas non plus… glander.
En effet, selon le contrat, je n’avais qu’une semaine pour chaque tableau (compte-tenu des 48h minimum pour l’expédition du tableau chez Atlas pour qu’ils aient l’original en main) et j’avais d’autres travaux pendant cette même période.
Donc, pour ne pas perdre de temps, j’ai peint le « basique » du B-52, c'est-à-dire tout en gris sombre. Ceci fait, j’ai placé le SAM et sa traînée, cette dernière allant gérer toute l’illumination du B-52. Le résultat étant satisfaisant car j’avais employé la méthode « ne pas confondre vitesse et précipitation », je me suis attaché à donner du relief au B-52.
L’avion étant représenté à contre-jour (contre-nuit, plutôt !), je n’avais que les parties supérieures de l’avion a illuminer. En diminuant l’intensité lumineuse en s’écartant de la source de lumière. Pas compliqué à gérer mais bien y réfléchir avant de « lancer les chevaux ». Ne pas oublier non plus le reflet du monobloc de la queue sur la dérive, ce qui allait permettre de peindre le code du 2e Bomber wing dans cet éclairage.
Bien que le SAM soit hors de cet endroit, j’ai illuminé le passage de celui-ci sur le fuselage (à près de mach 3, je pense qu’on pouvait accepter ça), ce qui accentuait l’effet dramatique de la situation. Je crois que j’ai dû terminer le tableau à la lumière artificielle peu avant 20 heures, heure à laquelle je plie les gaules en général pour rejoindre mon épouse… et profiter de la vie de couple (50 ans de mariage cette année !). Comme l’hiver, le jour est moins long comme chacun le sait, j’ai installé une lampe halogène 500 watts pour avoir une lumière blanche qui ne dénature pas le rendu des teintes. Ça permet de peindre jusqu’à pas d’heure si le besoin s’en fait sentir.
Une dernière vérification de « la cohérence de l’ensemble » (surtout ombres-lumières) et j’ai déclaré le travail « terminé ! ».

-Mes remarques au sujet de ce travail, sont les suivantes :
- Le travail général, basique, était acceptable, car publié en format réduit dans le magazine Atlas. Ce qui allait éviter de regarder les détails en faveur d’une vue d’ensemble, le but recherché.
- J’aurai pu mettre plus d’attention sur la représentation des nuages mais je craignais la surcharge.
- Ajouter les traînées de condensation aurait été mieux… mais là aussi, surcharge ! Cette option aurait été meilleure, je pense, si le format avait été plus grand et le B-52… plus petit, donc.

En conclusion, le tableau dit ce qu’il a à dire : c’est un B-52, il est en mission et le missile montre qu’il n’est pas en promenade. En dehors de ça (le but du tableau)… bof. Mais il me plait bien en raison de la gestion de la scène que ça m’avait demandé et aujourd’hui, je n’en ai toujours pas honte, 12 ans après sa réalisation !

JJ
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyDim 4 Avr - 17:45

ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 56_des16


Bonjour à tous,

Le cinquante-sixième dessin que je propose est daté du 1er mars 2010 (dessin n° 5100 – 775ème tableau), tableau qui suit celui du post précédent mais dont l’ambiance est différente.

« La mort du tigre : »

- La mise en scène:
Ce tableau était prévu pour la couverture d’un magazine de maquettes qui n’a vécu que le temps de trois numéros. Une couverture doit interpeller le lecteur et lui donner envie de voir ce qu’il y a à l’intérieur du magazine. L’interprétation artistique doit tendre vers cet objectif.

Le sujet principal en était la maquette du Super Mystère B2. J’ai pensé que de représenter le SMB2 Tigre (premier de deux exemplaires ayant été ainsi peints) avant son crash pitoyable, était intéressant. Notamment du fait que j’étais le contrôleur en charge de cet avion (et de l’autre aussi) pour le guider jusqu’à la piste de Cambrai. Un concours de circonstances a mené au crash, installant une superstition chez les Tigre qui préconisait, à l’époque de ne pas peindre entièrement les avions en tigré. En effet, un F-104 ainsi peint s’était déjà écrasé…
Donc, je voulais représenter l’entraînement au « combat de chiens » qui a précédé le crash. Commencé en ciel clair au-dessus de la base, il a fini dans les basses couches (15 000 pieds environ) dans un environnement météo plus que défavorable.

-Représentation du sujet:
Pour la couverture, la mauvaise météo permettait un visuel « diffus » permettant un bon visuel pour les différents titres du magazine. La couleur relativement unie du paysage aidait aussi ce visuel.

-travail artistique :
Le support choisi était du papier 180g pour un travail à l’acrylique (peinture pour les murs intérieurs AVI 3000 ou autre marque)… comme d’habitude ! Le format choisi était A3, tout simplement pour la facilité de scanner en deux moitiés. Un peu petit selon mes habitudes (50x60 cm) mais je suis « pour » m’adapter à d’autres formats.
La première étape a été de déterminer un bon mélange donnant une teinte « passe-partout ». J’ai donc travaillé une teinte « caca d’oie », c'est-à-dire une mélange de rouge carmin, jaune citron, bleu cobalt (ou outremer, au choix) un peu de noir et du blanc (pour le gris qui neutralise). Le ton général devait être « kaki-vert », la pointe verte étant peu prononcée. J’ai gardé un peu de mélange pour la suite. Une fois le fond passé, j’ai mélangé la couleur de base, conservée, avec une pointe de blanc pour « monter » la couleur du nuage, en haut (pour soutenir le titre), sans trop d’excès.
Ensuite, j’ai pris le mélange de base auquel j’ai ajouté tantôt un peu de jaune, tantôt un peu de noir, tantôt un peu de bleu à certains endroits pour « suggérer » les champs, les forêts, les routes etc. le tout sans excès.
Pendant que le fond séchait, j’ai cherché mes modèles de B2 (que j’avais déjà fixés dans mon esprit) afin de représenter l’action. Les pilotes de l’époque se maillochaient dans l’esprit « bataille de France », donc je pouvait les mettre assez proches, ce qui permettait un bon visuel pour une couverture.
Le « Tigre » devant être en premier plan pour attirer et intriguer l’œil du lecteur, j’avais choisi un angle favorable : légèrement 3/4 arrière, de dessous. Ça donnait de l’énergie, ce qui était bon pour l’action. L’autre B2, passant vol dos en piqué (le salut est dans la fuite) devenait cohérent avec le « Tigre », en train de passer vol dos aussi pour se mettre dans les « 6 heures » de la future victime.
Le total montrait une bonne action et il me fallait ensuite travailler les ombres et lumières, juste suffisantes par manque de soleil (on ne le voyait pas beaucoup, à ce moment-là !). Juste pour suggérer les formes et volumes et détacher les avions du décor.
Quelques vortex donnaient les effets de vitesse et l’énergie, l’atmosphère humide du Cambresis (quelques 70-90% le matin) le permettait. Mais je ne voulais pas trop exagérer.

-Mes remarques au sujet de ce travail, sont les suivantes :
- le décor peut être sujet à critique avec ces bordures de forêts rectilignes. La route Cambrai-Arras était, elle, rectiligne. Ce qui donnait un « cap » d’action intéressant. Pour le reste, entre les fermes et les champs, c’était un choix d’artiste… discutable, comme tous les choix.
- Je trouve que j’aurais dû placer la route rectiligne à mi-chemin entre les deux SMB2 pour ne pas perturber le regard avec cette ligne droite… mais je l’avais placée avant les B2.

En conclusion, le tableau pour ma part, remplit sa mission de couverture. J’aurais pu rajouter quelques barbules de nuages tout autour de l’action, car la météo n’était pas fameuse à ce moment-là. Mais « le mieux est l’ennemi du bien » et je m’en étais assez bien sorti jusque là, je ne voulais pas me mettre en mauvaise situation pour des broutilles. En effet, cela faisait très peu de temps que j’étais à l’aise avec la réalisation de ce type de paysages !
Bref, en dehors du décor que j’aurais pu agrémenter de manière différente, j’étais assez satisfait du résultat car, je dois bien l’avouer, je n’étais pas vraiment convaincu de réussir, essentiellement en raison de l’harmonisation du Tigre jaune avec le décor.

JJ
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MessageSujet: Espion à l'insu de son plein gré   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptySam 29 Mai - 11:55

ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 57_51513


Bonjour à tous,

Le cinquante-septième dessin que je propose est daté du 5 juillet 2011 (dessin n° 5153 – 794ème tableau), variation sur un thème en comparaison au précédent post.

« L’espion à l’insu de son plein gré : »

- La mise en scène:
Ce tableau était prévu pour la couverture d’un magazine de maquettes qui n’a vécu que le temps de trois numéros. Une couverture doit interpeller le lecteur et lui donner envie de voir ce que contient le magazine. L’interprétation artistique doit tendre vers cet objectif.

Le sujet principal en était la maquette du Vautour IIN. J’ai choisi un évènement marquant pour l’époque car il avait débouché sur un incident diplomatique. En effet, la France venait de mettre en service le centre atomique de Pierrelatte, bien sûr interdit de survol. Le 14 juillet 1965, un RF-101 Voodoo de l’USAF l’a survolé à l’insu de son plein gré, par trois fois.

-Représentation du sujet:
La couverture devait restituer d’abord la météo du moment, sans problème, à part quelques cumulus. Je pouvais donc prendre mes aises pour le volume d’espace à représenter dans lequel l’action se situait.

-travail artistique :
Le support choisi était du papier 180g pour un travail à l’acrylique (peinture pour les murs intérieurs AVI 3000 ou autre marque)… comme d’habitude ! Le format choisi était A3, tout simplement pour la facilité de scanner en deux moitiés à assembler. Un peu petit selon mes habitudes (je préfère le format 50x60 cm) mais je m’adapte quand il le faut, d’autant que je ne botte pas en touche devant le défi.
La première étape a été de déterminer un bon mélange donnant une teinte « passe-partout » type « provençal ». J’ai donc travaillé une teinte « caca d’oie » claire, c'est-à-dire une mélange de rouge carmin, jaune citron, bleu cobalt (ou outremer, à défaut) un peu de noir et du blanc (pour le gris qui neutralise). Le ton général devait être « kaki-vert », la dominante verte étant peu prononcée. J’ai gardé un peu de mélange pour la suite. Une fois le fond passé, j’ai mélangé la couleur de base, conservée, avec une pointe de blanc pour « monter » la couleur du nuage, en haut (pour soutenir le titre), sans trop d’excès.
Ensuite, j’ai pris le mélange de base auquel j’ai ajouté tantôt un peu de jaune, tantôt un peu de noir, tantôt un peu de bleu à certains endroits pour « suggérer » les champs, les forêts, les routes etc. le tout sans excès. Créer les détails du sol comme les champs, les routes etc.
Pendant que le fond séchait, j’ai préparé le Vautour. Après avoir bien fixé les décorations et l’identification, j’en ai fait autant pour le RF-101C… par acquis de conscience car j’avais décidé de le réduire grandement comme cela devait être au moment de l’interception.
La position du Vautour favorisait les effets d’ombres et de lumière car, vu de dessus, pour en avoir déjà fait l’expérience, un Vautour est moins sexy à peindre!
Quelques vortex devaient produire les effets de vitesse et d’énergie, sans les accentuer car l’atmosphère sèche ne s’y prêtant pas trop dans cette région.

-Mes remarques au sujet de ce travail, sont les suivantes :
- le décor a été réalisé d’après une carte routière détaillée et interprété selon la densité possible des habitations possibles de l’époque. La saturation du sol a été volontairement « ternie » afin de ne pas visuellement perturber l’ensemble du tableau.
- Je trouve le RF-101 un peu trop petit, mais c’était mon choix du départ, peut-être discutable. Dans mon esprit, il fallait un peu de volume pour être cohérent avec la manœuvre du Vautour. Doubler la longueur du Voodoo aurait probablement donné plus d’émotion. À voir…

En conclusion, Aujourd’hui, encadré, le tableau ne me fatigue pas, preuve est que son taux de satisfaction est élevé… par rapport à certains que je conserve à l’abri des regards tant ils ne me plaisent que moyennement, voir plus du tout !
Bref, excepté que l’on peut toujours améliorer les choses, ce tableau fait partie de ceux que mes yeux acceptent toujours de regarder avec un certain plaisir. Le Vautour fait partie des avions que je trouve difficiles à restituer tant il ne présente que des courbes, donc difficile à trouver une fuyante énergique (ligne de référence).

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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMer 9 Juin - 10:07

Personnellement, j'aime mieux cette dernière peinture que la précédente (simple question de goûts).

Mais je m'interroge un peu sur l'attitude du Vautour ... En clair, en regardant l'image, j'ai du mal à comprendre la manœuvre de l'intercepteur . think
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMer 9 Juin - 10:43

C'est simple, il est en train de virer à droite et il va faire une ressource afin de se retrouver secteur arrière droit pour l'identification (le phare de police du Vautour se situe sur l'extérieur du réacteur gauche) et lire le numéro USAF du RF-101 (60211).

Il est vrai que les attitudes d'avions, en l'air, sont souvent déroutantes pour nous, rampants qui nous déplaçons au sol. Les avions ont l'espace pour eux et manoeuvrent à leur guise. souvenons-nous de cette séquence, dans "Nimitz retour vers l'enfer", de ce F-14 qui plonge vers le "Zero" au-dessus de la mer.

Voilà l'explication. scratch
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyVen 25 Juin - 11:43

le dernier tableau donne une sensation de hauteur impressionnante! J'aime

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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyVen 6 Aoû - 13:14

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Bonjour à tous,

Le cinquante-huitième dessin que je propose est daté du 24 février 2014 (dessin n° 5528 – 799ème tableau), couverture pour le magazine ICARE, tome 2, consacré à l’Aéronavale pendant la Crise de Suez.

« Suez, l’Aéronautique Navale : »

- La mise en scène:
Selon les critères que je me suis fixés pour comprendre rapidement qu’il s’agissait d’Aéronavale française, il me fallait un avion « bleu », de la mer, un porte-avions... et que l’on voie bien les couleurs françaises ! En effet, comme nous n’avions quasiment que du matériel américain à l’époque, il fallait éviter la confusion chez les lecteurs. Basique, quoi.

-Représentation du sujet:
La couverture devait mettre tout de suite dans l’ambiance et, autant que possible, décoiffer un peu. Depuis pas mal d’années, j’avais mis de côté une photo de TBM Avenger en vue d’en faire un tableau. Mon modèle était en format « portrait »… ce qui me permettait d’imaginer rapidement ce que pouvait être le résultat final ! J’ai testé plusieurs mises en page en jouant essentiellement sur l’importance de l’Avenger et j’ai finalement trouvé le bon format, tenant compte que l’on devait (aussi) voir le porte-avions.

-travail artistique :
Le support choisi était du papier 180g pour un travail à l’acrylique (peinture pour les murs intérieurs AVI 3000 et/ou autre marque)… comme d’habitude ! Le format choisi était A3, tout simplement pour la facilité de scanner en deux moitiés à assembler. Format un peu petit selon mes habitudes (je préfère le format 50x60 cm) mais je m’adapte quand il le faut, d’autant que je ne botte pas en touche devant le défi.
La première étape visait à déterminer la quantité de ciel et celle de la mer à représenter, ceci en tenant compte des titres, raison sociale et autres. Il m’a fallu positionner l’Avenger de manière à ce qu’il « aille bien sur le porte-avions », déterminé surtout en jouant sur l’inclinaison de l’avion : c’était d’autant plus aisé qu’il se trouvait en dernier virage pour la finale appontage. Ceci fait, j’ai dessiné le PA dans la bonne perspective. Là, c’était moins facile car il me fallait le rendre bien visible tout en le positionnant loin, mais pas trop pour le pas le mettre sur l’horizon, tout en respectant les « fuyantes ». En effet, comme on le sait, l’horizon se trouve aux environs de 36 kilomètres. Jouer avec tous ces paramètres liés les uns aux autres n’a pas été facile mais je suis finalement arrivé à une solution satisfaisante pour un format « portrait »… mais est vrai qu’en format paysage, j’aurais été plus à l’aise. Comme il me restait un coin de ciel en haut à droite (la raison sociale « ICARE » devait se trouver à gauche), j’y ai mis une patrouille de Corsair arrivant dans la boucle, pour meubler.
La mise en peinture a été faite en quatre périodes distinctes : le ciel, la mer et le sillage, le porte-avions et, enfin, le TBM. L’angle choisi ne me rendait pas la chose facile quant aux ombres et lumières en raison des sections de fuselage et des ailes (et volets !) mais après avoir ramé un peu (sans jeu de mots) je suis arrivé à un compromis pour que tout soit visible/compréhensible, à distance… autant que de près.

-Mes remarques au sujet de ce travail, sont les suivantes :
- J’ai été dérouté par l’angle que j’avais choisi et l’importance du TBM. En effet, pendant tout mon travail, j’ai été mal à l’aise car cette masse bleu-marine captait le regard et gênait le recul nécessaire pour harmoniser le tout.
- Je trouve le porte-avions également déroutant, n’étant pas habitué à le voir sous cet angle. J’aurais mieux dû travailler le bouillonnement du sillage en lui donnant plus de perspective. Mais je trouve que je m’en suis bien sorti sur ce qui me tracassait le plus : les bandes jaunes et noires en fonction de la perspective influant sur les sections du fuselage et des ailes. J’ai repris plusieurs fois leur dessin avant d’arriver au résultat voulu.

En conclusion, après l’avoir terminé, finalement, je le trouvais acceptable en tant que couverture selon ce que j’avais en tête. J’ai voulu sortir des sentiers battus en ne peignant pas un Corsair et en positionnant un avion en finale d’appontage… et en le montrant quasiment de l’arrière ! Après, je n’avais rien d’autre « au catalogue » à proposer. J’aurais pu choisir la facilité en réalisant quelque chose autour du Corsair : au final, j’ai opté pour une autre solution et je ne regrette pas !

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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyLun 9 Aoû - 16:23

Bonjour,
Cela rappelle votre 53eme peinture......un CORSAIR en finale sur un PA.....
On se croirait en patrouille serrée, accompagnant le leader pour son touché........faudra quand même dégager avant !!!
Superbe !!
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMar 10 Aoû - 1:58

L'intérêt du travail, entre la similitude du Corsair et du TBM, est de voir qu'avec de "l'espace", on peut vraiment créer une mise en scène. Avec le TBM "coincé" dans un espace réduit, cela montre qu'une couverture n'est pas un tableau... mais plutôt une affiche publicitaire, avec des codes.
Après, chacun peut y voir son intérêt émotionnel!  affraid
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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyLun 23 Aoû - 18:31

Perso, j'adore cette image !

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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMer 25 Aoû - 0:04

C'est comme qu'est-ce que je disais, Patrick: chacun y trouve son compte émotionnel!

D'ailleurs, je songe à ouvrir un sujet, sur ce forum, concernant mes tableaux que je préfère, dans le même esprit que "l'analyse d'une progression".

Je suis en train de scanner tous les tableaux que j'avais photographiés, pour cela. affraid

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MessageSujet: Re: ANALYSE d'une PROGRESSION   ANALYSE d'une PROGRESSION - Page 6 EmptyMer 25 Aoû - 9:29

bon courage tu dois en avoir une sacrée quantité!

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