Le Studio Voodoo 34 présente....
LE VOL DE L'INTRUDER ("Super production")Staring :
Beurk Banny as l'amiral
Lady Zède as la voleuse de l'Intruder au service d'une puissance étrangère inconnue (du moins le pense-t-on).
Sunny Claxon as le capitaine compagnon d'armes de l'amiral depuis plus de cinquante ans.
Ali Quante as pilote privé du KA-3B
Janet Al O'Jaycout as une employée de l'ANE (Agence nationale d'écoute)
Guests : par odre d'apparition à l'écran, trois A-6 Intruder (US Navy), deux F-4B Phantom II (US Navy), un KC-10 (USAF), un VC-10 (RAF), et un C-135 FR (A de A), un KA-3B (US Navy), un Boeing EC-797RW (ANE agence nationale d'écoute), un E-3C Sentry (USAF)
Guests : par odre d'apparition à l'écran, trois A-6 Intruder (US Navy), deux F-4B Phantom II (US Navy), un KC-10 (USAF), un VC-10 (RAF), et un C-135 FR (A de A), un KA-3B (US Navy), un Boeing EC-797RW (ANE agence nationale d'écoute), un E-3C Sentry (USAF)
IMPORTANT :
Ce qui suit est une fiction, tout droit sortie de l'imagination de son auteur. Si par malheur, il vous arrivait de vous reconnaître, ne vous faites pas de souci, il n'en est rien mais, sachez tout de même que toutes ressemblances avec des personnes ou des faits ayant existés ne seraient dus qu'à une simple coïncidence.
Maintenant que vous voilà rassuré, vous pouvez commencer à lire Voodoo 34.
Au cours de l'escale qu'a fait l'USS Nimitz à Marseille, l'ennemie jurée du maintenant Amiral Beurk Banny, Lady Zède, a réussi à monter à bord sans y être invitée, grâce à des lunettes de soleil qui, lui ont permis de se glisser incognito parmi les membres de l'équipage du porte-avions.

De retour à la mer la vie à bord du porte-avions reprend. Catapultages et appontages se succèdent au cours d'exercices qui ponctuent la vie du groupe aérien embarqué. C'est au cours d'un exercice de protection de la flotte que Lady Z, toujours porteuse de ses lunettes de soleil pour qu'on la prenne pour ce qu'elle n'était pas, a délaissé son bleu de mécanicienne pour revêtir une combinaison de vol. Profitant de la grande activité qui règne sur le pont au moment des catapultages elle réussit à se glisser dans le poste de pilotage d'un Intruder isolé dans un coin du pont. Après avoir lancé les deux réacteurs d'A-6, elle quitte son emplacement pour s'aligner dans la file des avions en attente de catapultage. Son tour venu, son A-6 est catapulté sans que quiconque sur le pont ne s'aperçoive de quoi que ce soit.
Installé à son poste, le directeur de pont n'avait pas remarqué qu'un Intruder n'avait qu'un membre d'équipage. Par contre, cette anomalie n'avait pas échappé à l'Amiral Beuk Banny, un chasseur de la vieille école dont l'oeil de taupe ne lui avait pas permis d'être breveté de la célèbre académie navale de Soap Gun.
S'il n'avait pas un oeil de faucon, Banny avait l'esprit vif et il ne lui a pas fallu plus d'un bon quart d'heure pour qu'il découvre la supercherie et que seule Lady Z ne pouvait qu'être l'auteur du vol de l'un de ses Intruder, un appareil qui s'était taillé une solide réputation de camion à bombes au Vietnam.
Bien qu'il soit rapide d'esprit, son temps de réaction n'avait pas empêché Lady Z d'être catapultée.
Réalisant que ce vol allait lui faire décrocher une mise à la retraite anticipée après passage devant une cour martiale, l'Amiral Beurk se précipite dans la salle de contrôle pour tenter de ramener Lady Z à la raison et son Intruder sur le pont du porte-avions.

Se rendant compte qu'il n'obtiendrait aucune réponse de Lady Z qui, entre nous soit dit, n'avait que faire des aboiements de l'Amiral à la radio, ce dernier se voit pas d'autre solution que de faire intercepter le A-6 pour tenter de le récupérer. A cette fin, il convoque sur le champ, dans son bureau son vieux compagnon de plus de cinquante ans, le Capitaine Sunny Claxon, à qui il va confier cette délicate et très importante mission.

A peine sorti du bureau de Beurk Banny, Sunny saute dans un Phantom.
Tout juste vient-il d'être catapulté qu'il enclenche la PC des deux surpuissants J 79 de son F-4. Collé au siège, par les 16,240 tonnes de la poussée fournie par les réacteurs, il se lance à la poursuite de Lady Z qu'il tente de localiser à l'aide de son radar APQ 120 dont la dernière mise à niveau le rend capable de détecter un insecte en plein vol.

Volant à Mach 2.05, il a tôt fait de consommer tout le kérosène contenu dans les bidons supplémentaires. Ceux-ci vidés, il les largue sur un coin de mer désert, afin de ne pas blesser un baigneur et de réduire la trainée de son Phantom.
Après une bonne heure de course poursuite, guidé par son puissant radar, Sunny a sa cible en visuel. Ayant fortement réduit sa vitesse pour économiser le pétrole qu'il lui reste, il réussit à se glisser à la hauteur de l'Intruder. Short pétrole, il tente néanmoins d'établit un contact radio avec la fugitive.

A bord du A-6, Lady Zède qui, mine de rien, s'est aperçu que le Phantom de Sonny n'était pas armé, observe un silence radio total, comme elle l'avait d'ailleurs fait un peu plus tôt avec l'Amiral Beurk Banny.

Et en effet, après avoir volé sur plusieurs centaines de miles côte à côte avec l'Intruder et Lady Z, sans obtenir le résultat escompté, Sunny prend contact avec le Nimitz...

... puis rompt la formation.
Informé que le capitaine Claxon est dans l'obligation de regagner le Nimitz seul, en raison d'un manque de carburant l'Amiral Beurk Banny est complètement sonné. Anxieux de nature, il se met à broyer du noir et commence se faire un brave souci.

Alors qu'il rallie le Nimitz en économisant au mieux le pétrole qu'il lui reste, pour ne pas polluer l'atmosphère, Sunny Claxon, contre toute attente, tombe inopinément sur un trio de ravitailleurs en goguette. En fait, ces tankers ne se trouvaient pas là par hasard. Leurs radios navigateurs avaient intercepté son message de fin de mission pour cause de manque de pétrole. Leur mercantilisme les avait poussé à ne pas hésiter une seconde à se dérouter pour proposer au Phantom en manque de carburant du kérosène en promotion dans le seul but d'augmenter leur chiffre d'affaire.

Cette vente promotionnelle est, faut-il le rappeler, organisée au-dessus des eaux internationales, par la caisse de chômage des PDG des grands groupes de la pétrochimie. Depuis la première crise du pétrole, cette caisse organise annuellement une semaine promotionnelle au cours de laquelle sont proposés à la vente, à des prix hors taxe, toute la gamme des produits raffinés fabriqués par des grandes compagnies pétrolières.
Ayant rapidement analysé les offres promotionnelles, Sunny, en bon et responsable citoyen des Etats -Unis d'Amérique prend la décision de se ravitailler chez FAS pour ne pas grever d'avantage le budget de la défense de son pays, à ce jour déjà bien mal en point.

Le paiement en dix mensualités de son plein permettra de ne pas augmenter les coupes budgétaires et par là même empêchera la dissolution de son unité.
En fait Sunny n'est pas le bon citoyen qu'on croit. Il ne pense qu'à lui. En agissant ainsi, il sauvegarde son emploi, peut payer les dernières échéances de sa maison et, cerise sur le gâteau, il est sûr de garder sa femme. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'idée de devoir passer le restant de ses jours avec Maggie Ball ne l'enchante pas des masses alors que le fait de savoir ses enfants casés, lui ôte un souci de moins. L'esprit ainsi libéré, il se concentre sur ce sacré entonnoir qui n'arrête pas de bouger au bout des trente mètres du tuyaux souple.
Sous les plaisanteries habituelles du boomer dans ce genre de situation....

.... Sonny parvient à se connecté de justesse à sa troisième tentative. Une performance peu reluisante due en majeure partie à la contrariété occasionnée par le refus de Lady Z de rendre l'Intruder à la Marine des Etats-Unis.
PENDANT CE TEMPS, à l'autre bout de la Grande Bleue........

Lady Z savait très bien ce qu'elle faisait quand, après son catapultage, au large de Palavas les FLots, elle avait mis le Cap à l'EST. Si elle avait attendu que le Nimitz soit au large de la célèbre station balnéaire, c'est qu'elle avait parfaitement combiné son plan de vol. Connaissant parfaitement les caractéristiques et les performance du A-6, elle savait qu'avec les réservoirs pleins elle pouvait espérer arriver à se traîner avec son camion à bombes vide jusqu'aux environs des côtes de la Lee Bee.
La Lee-Bee, un havre de paix où la flotte américaine ne se promène plus depuis que son dirigeant, le Maréchal Sim Bad-le-fit, a décidé de ne plus faire le couillon pour se consacrer au bien être de son peuple. Comme le font généralement, sur la fin de leur vie, la majorité des présidents de quelques républiques inpopulairement démocratiques, totalitairement élus par leur peuple, à vie.
Et pourquoi, Lady Z avait-elle choisi de survoler le large des côtes de la Lee Bee ? Tout simplement par ce que son réseau d'informateurs bien au courant de tout, a porté à sa connaissance qu'un ravitailleur privé opérait dans ces eaux là.
Ce dernier, se nommait Ali Quante. Il était le dix-huitième fils frustré de Ali Bee, un ancien puisatier né dans le Bas-Rhin, sur les bords de la mer Rouge, qui avait fait fortune en creusant des trous dans le désert.
Depuis sa plus tendre enfance Ali Quante, fasciné par les voitures, voulait faire pompiste. Il s'en était d'ailleurs ouvert à son père dés l'âge de six ans mais, ce dernier, qui n'avait jamais eu l'occasion de se faire poursuivre par les étude avait absolument tenu à ce que son fils puisse les pousser le plus loin possible.
Bardé de diplômes à ne plus savoir qu'en faire, le jeune Ali, ses études terminées, avait à son tour fait fortune en revendant l'eau noire que son père trouvait en creusant ses trous.
Devenu richissime, il n'avait pas oublié son rêve de gosse s'était offert un KA-3B au surplus américain de David Montand. Avec sa Baleine, Ali Quante faisait des ronds dans l'air sur son hippodrome privé. Au moins deux heures par jour, pour se détendre, il volait ainsi en distribuant gratuitement du pétrole aux avions en panne de carburant, survolant le coin.
Grand admirateur de l'US Navy depuis qu'enfant, il avait vu au cinéma "les ponts de Toko Rient", Ali Quant n'avait pas voulu faire repeindre son Skywarrior.

Aux commandes de sa "Baleine" (surnom donné Skywarrior dans l'US Navy) Ali Quante ne se doute pas que dans peu de temps, il allait indirectement participer au premier détournement connu, d'un avion de l'US Navy.
A bord de l'Intruder, Lady Z vient d'apercevoir les traînées de condensation hachurées laissées par les deux J-57 poussifs et mal réglés du KA-3B. Volant à une altitude supérieure à celle du tanker, elle qui se plaignait naguère de n'y voir que du bleu, ne met pas longtemps pour repérer le 7 AC volant au-dessus de la mer, en remontant les deux traînées de condensation hachurées.
A une distance qu'elle juge suffisante pour que le poste de radio à lampes du KA-3B puisse la recevoir, Lady Z tente d’établir le contact radio : "7 AC… 7 AC …. de LADY MADONNA me recevez vous " lance-t-elle en déguisant sa voix, pour ne pas qu'on l'identifie.
A bord du tanker, Ali Quante est sans casque quand, au milieu du vacarmes provoqué par les réacteurs de son appareil, il lui semble entendre la radio qui grésille. N’arrivant pas à déchiffrer la communication il décide de passer par-dessus la console centrale afin de se rapprocher du haut-parleur installé sur la paroi latérale droite de la cabine de pilotage. C’est au cours de son transfert qu’il se prend les babouches dans les leviers de commande des gaz et se retrouve coincé entre le siège droit du copilote et le bas du tableau de bord au moment où Lady Z renouvelle son appel. De sa position, dans cette cabine qui n‘est pas insonorisée, Ali Quante ne parvient qu’à comprendre que deux mots du message de Lady Z : « Lady » et « Madonna ». Persuadé qu’il capte une station de radio, il monte le son de son poste pour écouter le « Lady Madonna » des Beatles, le groupe de rock qu’il préférait quand il étai écolier dans les années soixante .
A bord de l’Intruder Lady Z ne peut s’empêcher de pester contre le pilote de cet avion d’un autre âge quelle croit mal en tendant. Tout en gardant un œil rivé sur ses jauges à carburant dont le niveau commence à devenir inquiétant, et l’autre sur les tanker quelle ne voudrait pas percuter , elle lance un troisième appel. Ali Quante qui cette fois parvient a déchiffrer la totalité du message, pense qu’il a affaire à l’interprète de « Like a Virgin …. I’m living in paradise » un tube qui fait fureur chez les K micazeux pour s’éclater.

Ayant retrouvé son siège en place gauche, Ali Quante, dont le cercle très fermé des pilotes-navigateurs-mécaniciens-radios-boomers n’aurait pas à rougir, déroule non pas le tapis rouge mais, le tuyau souple sur lequel l’Intruder va se connecter. Angoissée à l’idée de ne pas remplir son contrat et avec la peur au ventre de tomber en panne sèche, tant ses jauges sont basses, Lady Z se jette, telle une assoiffée sur un verre d’au, sur l’entonnoir qu’elle réussit à enquiller du premier coup.

Il était temps, car un rapide calcul mental de sa consommation lui indique qu’il ne lui restait plus que trente secondes de carburant. Tendis que le kérosène s’écoule dans la tuyauterie de son A-7, détendue, mais le front perlé par la sueur, elle pousse alors un «Ouf……. je l’ai échappé belle » de soulagement
LA SUITE SE TROUVE UN PEU PLUS BAS DANS CE TOPIC
Bonne journée.
